
L’avis rendu sur le projet de reconversion du site des anciens haras de Strasbourg au profit de l’Ircad (Institut de Recherche contre les Cancers de l’Appareil Digestif) a fait parler de lui.
« Les médias s’y sont intéressés car il a été présenté comme le premier avis négatif sur un dossier aussi important » commence Claire-Zoé Koenig, porte-parole du conseil de quartier. Sur ce dossier, le conseil de quartier n’a pas pu être saisi plus en amont car le dispositif conseil de quartier a été mis en place cette année. Mais je dois dire que la ville a fait un véritable effort pour communiquer et pour nous entendre puisqu’elle a même décalé la délibération en conseil municipal, d’octobre à décembre. »
Le conseil de quartier se défend d’être contre le projet en lui-même : « il faut distinguer les questions de fond (et là il était trop tard) des questions de forme et c’est là que nous sommes intervenus. Nous sommes d’accord sur l’importance de l’Ircad et sur la réhabilitation des haras, mais est-il nécessaire de lier les deux ? Nous avons essayé de formuler des alternatives et des solutions, de sensibiliser la ville sur des aspects qu’elle n’avait pas intégrés ».
Les conseillers ont surtout regretté qu’il n’y ait pas eu d’appel à projets. Le vote du Conseil de quartier s’est révélé partagé : 7 contre, 5 pour et 4 abstentions. « Notre objectif, c’est aussi de titiller la Ville sur la démocratie locale, la renforcer, susciter le dialogue. L’avantage avec les conseils de quartier c’est que nous sommes affranchis de la discipline politique. Ce que la ville attend c’est aussi notre franc-parler. »
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